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Conseils du chineur

Plaque émaillée ancienne : vraie ou reproduction ?

Les plaques émaillées publicitaires sont très recherchées, et donc très copiées. Voici les indices qui permettent de distinguer une plaque d’époque d’une reproduction.

Grande plaque émaillée Shell « En vente ici » – 169 × 60 cm – Publicité ancienne
Grande plaque émaillée Shell « En vente ici » – 169 × 60 cm – Publicité ancienne

1. Le poids et la tôle

Une plaque émaillée ancienne est faite d’une tôle d’acier épaisse : elle est lourde et rigide pour sa taille. Les reproductions sont souvent en tôle fine, plus légère, qui se plie facilement. Les grands formats et les plaques bombées sont plus difficiles à copier.

2. L’émail et ses couleurs

L’émail est du verre fondu au four. Sur une plaque ancienne, chaque couleur était posée et cuite séparément : en passant le doigt, on sent un léger relief à la limite entre deux couleurs. Les copies sont le plus souvent imprimées en une fois, parfaitement à plat. L’émail ancien a aussi un brillant profond, presque vitreux.

3. Le dos

Les plaques émaillées anciennes sont presque toujours émaillées aussi au dos, d’un émail sombre, bleu-noir ou gris : ce contre-émail évite que la plaque ne se déforme à la cuisson. Un dos simplement peint, nu ou imprimé doit faire douter.

4. Les éclats et la rouille

Avec le temps, une plaque exposée dehors prend des éclats, surtout autour des trous de fixation et sur les bords. L’éclat laisse voir la couche d’émail de fond, sombre, puis le métal, qui rouille. Cette usure est irrégulière. Des rayures régulières ou une rouille peinte sur une surface intacte trahissent un vieillissement artificiel.

5. Les trous de fixation

Sur une plaque d’époque, les trous étaient percés avant l’émaillage : l’émail en recouvre le bord, souvent renforcé d’un œillet. Un trou au bord tranchant et métallique a été percé après coup.

6. La marque de l’émaillerie

Beaucoup de plaques portent en bas le nom de leur fabricant, comme l’Émaillerie Alsacienne de Strasbourg (EAS), Japy ou l’Émaillerie Belge, et parfois une date. C’est un bon indice, mais pas une preuve absolue : son absence n’exclut pas une plaque ancienne, et certaines copies reproduisent aussi la signature.

Et les tôles peintes ?

Les tôles peintes ou lithographiées, comme de nombreuses plaques de boissons des années 1950 et 1960, ne sont pas émaillées : leur surface est plus mate et la peinture s’écaille au lieu d’éclater. Elles sont elles aussi très copiées. Les mêmes indices s’appliquent : poids, usure naturelle, rouille au dos, fixations et rivets d’origine.

Ce qui fait le prix

La marque, la rareté du modèle, la taille, la fraîcheur des couleurs et l’état. Une grande plaque d’une marque recherchée, avec quelques éclats d’usage, vaut souvent plus qu’une petite plaque courante en parfait état.

Voir les plaques émaillées et tôles peintes disponibles, dont une grande plaque émaillée Shell « En vente ici » de 169 cm.

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